Quand leurs couleurs se reconnaîtront

Quand leurs couleurs se reconnaîtront

Quand leurs couleurs se reconnaîtront

En ruisseau de printemps imprudent

En aisance d’élans bleus innocents

En battements de cœurs infinis

Quand leurs couleurs en avant-première

Iront en gués d’échos de velours

En marées d’enfances libres impatientes

En hésitations d’émotions vraies

Quand leurs palettes deviendront lumière

Perles de vie aux regards apaisés

Mots déposés et déjà surpris

Par l’arc-en-ciel sorti de nulle part

Quand toutes leurs couleurs fredonneront

En ces matins d’été enchanteurs

Où chacun se croit presqu’immortel

Un peu maître du temps et des anges

Quand dans la nuit tout s’effacera

Ils s’endormiront dans l’oasis

Blottis entre les rêves de l’un et de l’autre

Drapés d’étoiles d’or et de silence

(Tableau de Marie-Paule DELVILLE-CHABROLLE)

Pascal Colon - Zest Bleu