Avant l’aube
Les lueurs lunaires se reflètent sur l’eau
Les dernières étoiles s’insinuent sous les feuillages
Les animaux de l’ombre rejoignent leur tanière
L’inachevé s’adosse au déjà-dit
Les dissemblables replient leur nuit
L’enrouement de l’éveil allume les premières lumières
Autour de tasses de café, aux volutes dénouées, les paupières s’ouvrent
L’entremêlement bigarré de destinées attend
Les chants nomades des oiseaux tatouent l’approche de l’aube
Les parfums des bois déboutonnent leurs derniers rêves
Le langage, blanchi de ses mémoires, largue tout amarre
Les amoureux assoiffés agitent l’horizon
Et déjà tourbillonne un premier poème
Il veut apprendre à voler.

